Histoires diverses issues de cellules grises blanchissantes...

08 octobre 2007

Un samedi d'été... Préface

Ce semblant de nouvelle est né il y a déjà quelques semaines, aprés que j'aie croisé une affichette proposant un concours libre ( photographie, court métrage, nouvelle... )  sur le thème  "Rouge".
Etant en panne d'inspiration depuis quelque temps, et l'écriture étant pour moi un exutoire précieux, j'ai décidé de me servir de cette perche pour un jet de crayon. Et puis je me suis dit qu'il est dommage de prendre un peu de l'idée, et pas le reste...Donc j'ai poursuivi ce trait, afin d'en faire cette historiette.
Pour ce qui est du concours je n'ai pas revu l'affiche, donc je ne sais pas ce qui va advenir, ni même si je vais déposer ce projet, mais... C'est quand même grâce à lui qu'il est né !
Je posterai l'ensemble du texte petit à petit, par cours passages, et peut-être à la fin sous forme d'un fichier word comprennant l'ensemble de l'histoire...

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Un samedi d'été... n°1

 La fin de l'aprés-midi approche, imperceptiblement... Celle d'un samedi d'été, vers la fin de juillet, aprés un mois aussi humide que la truffe d'un chien... Le soleil en parait d'autant plus éclatant, en comparaison du ciel morne et uniforme dont on commencait à avoir l'habitude...
    Certainement le pire été depuis des décennies ! A mon avis, il est tombé plus de pluie en deux mois que dans toute l'année précédente. La faute au réchauffement climatique, probablement...C'est ce qui se dit en tout cas. En plus de tout ça, non contents d'être arrosés quasi-perpétuellement, nous avons aussi subi les chaleurs de l'été ! Mais quel été, digne des tropiques, et moite à loisir...
    Enfin... Tout celà pour vous dire à quel point le retour du beau temps déchainait les passions, mais aussi et surtout les interrogations de rigueur dans ces cas là : celà va-t-il durer ? Empirer, peut-être ?

    Mais Il est toujours là, devant moi. Tout à mes reflexions météorologiques, j'ai légerement perdu le fil, et la notion du temps écoulé... Son regard reste braqué sur moi. Le regarder dans les yeux mef ait remarque à quel point leur immobilité contraste avec le reste de son corps. Les spasmes et tremblements multiples qui l'agitentsont vraiment impressionnants, mais tout à fait compréhensibles... Tout au moins de mon point de vue.

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This is the beginning...

Eh bien voilà, ouverture d'un blog sérieux !
Ou pas, selon les humeurs, les envies...
D'un naturel créatif, et entouré de gens du même calibre, tant sur le plan de l'humeur que sur le plan imaginatif, je compte publier ici certains des textes que j'écris, sans prétention, certaines musiques que je joue, voire que je compose, pour avoir un avis ou simplement faire partager...
Je vous ouvre l'intégralité de la partie des commentaires, afin d'avoir votre avis sur ce que j'expose ici, ce qui est le but premier de ma démarche... Et si le coeur vous en dit, mettez ici des liens pour vos propres textes, pour les faire partager à votre tour... Le débat et les idées sont ouverts...A vous de jouer !
J'espère aussi pourvoir partager cet espace avec les gens dont je parlais plus tôt, afin d'en étoffer le contenu, le sens et l'interêt...
Et puis ben voilà quoi !

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09 octobre 2007

Un samedi d'été... n°2

Je ne saisis pas toute la situation dans laquelle je suis, loin s'en faut. Mais Lui, Il est isolé, loin de ses repères et de ses habitudes... Un être esseulé et coupé des siens, quel qu'il soit, ne peut se sentir vraiment à son aise. En outre, il règne une atmosphère pesante, comme une tension latente extrèmement importante. Si importante que même moi, pourtant d'un naturel solitaire, taciturne et trés terre à terre, je peux la ressentir ! Cependant, n'étant pas du tout porté sur l'ésoterisme, le surnaturel et autres signes, je me sais capable de surmonter la crainte non fondée que génère cette tension. Il m'est largement possible de vaincre les pulsions, les instincts naturels qui sommeillent en chacun de nous... Mais je doute qu'Il en soit capable...
    En ajoutant à son état initial les données de notre environnement immédiat, je ne peux que compatir à sa frayeur. En effet, le trés haut niveau sonore qui nous enveloppe doit être trés inhabituel pour lui... La vie dans le silence m'est étrangère, mais je me doute qu'une créature aussi frêle l'apprécie grandement ! Le monde dans lequel je vis, constellé de fracas, martellements, et tant d'autres sons, divers et variés est tellement riche, et immensément appréciable, et bien que je ne comprenne pas comment on peut l'avoir en horreur, je sais que Lui ne le supporterait pas.

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10 octobre 2007

Un samedi d'été... n°3

    J'ai déjà vu des créatures de son genre, en me promenant sur mes terres, à plusieurs reprises. Mon maigre savoir à leur sujet n'est donc issu que de ce que j'ai pu observer de leurs activités... Le point le plus important est l'aspect grégaire de leur mode de vie. Je ne les ai jamais croisés qu'en troupeaux, d'un nombre minimal de cinq individus, parfois accompagnés d'animaux d'autres espèces. Cependant leur avantage numéraire ne leur sert pas : ils restent trés faibles, et ridiculement craintifs ! Ainsi, ils ne se déplacent que trés lentement, avec bien des précautions, souvent totalement inutiles. Ils veillent à éviter tous les obstacles, tous les fourrés, dont les craquements des branches pourraient effrayer les plus jeunes d'entre eux. Ce sont des animaux principalement diurnes, bien qu'il me soit déjà arrivé d'en croiser quelques spécimens de nuit. Cependant la nervosité palpable et leur fuite précipitée a mon approche m'ont conforté dans l'idées qu'ils ont peur du noir...
    Mais, par dessus tout, ils semblent craindre toute chose d'une couleur se rapprochant un tant soit peu du rouge, de l'orange foncé au pourpre... Ils sont effrayés par les vols de flamants roses qu'ils essayent d'éloigner en poussant de petits cris et en agitant de maniére particulière certains de leurs appendices dans leur direction. Ce qui laisse les volatiles parfaitement indifférents ! En plus de cela, ils fuient dés que le soleil fait mine de s'approcher de la lointaine ligne d'horizon, car ils semblent savoir que c'est le moment ou le rouge investit le ciel, à la place de ce bleu insipide, ou du gris morne de ces derniers temps. S'ils savaient ce qu'ils loupent... Cette sphère incandescente qui, en s'abaissant, fonce et change imperceptiblement de teinte, passant de l'éclat blanc insoutenable au rouge sanguin, profond, avant de sombrer derrière les arbres, et de transformer les nuages en miroirs de sa rougeoyante beauté...

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11 octobre 2007

Un samedi d'été... n°4

    Une vague de profonde nostalgie me submerge à l'évocation de ces souvenirs... Celà fait en effet plus d'une semaine que j'ai quitté ce domaine qui m'était si cher, les terres qui m'ont vu naitre et grandir. Ce départ a été pour le moins honteux, sans dignité, ni le moindre honneur. La fin de ma vie paisible s'est vue marquée par un combat sans merci. Une bataille que je savais perdue d'avance, et que j'ai pourtant tenté de mener, jusqu'au bout, seul contre eux. Par pur orgueil... En y repensant aujourd'hui, je me hérisse de haine à mon encontre, et je m'en veux d'être ici, debout, et, par dessus tout, vivant.
    Ma mère aussi est partie, il y a bien longtemps de celà. Droite, impassible, d'un pas d'imperatrice, fidèle à l'image qu'elle avait montré d'elle durant toute sa vie. Lorsqu'elle s'est tournée vers moi, pour un ultime regard, je n'avais alors rien perçu de la terreur qui l'habitait. tout le contraire, en somme, de ma propre attitude... Lors de mon départ, non content de me battre pour une cause perdue, j'ai adopté une attitude qui a effrayé, et dégoûté une grande partie de mon entourage proche, présent à ce moment. J'exhalait quasiment la peur indiscible qui habite chacun de nous à ce moment de notre vie et que l'on est sensé masquer... Quel exemple pour les jeunes génerations...
    Un malaise profond, oppressant me gagne peu à peu, au fur et à mesure que je revis cette scène. Les derniers mots de ma mère résonnent à mes oreilles, mais seule la fin de son message me revient...
"...Méfie toi du rouge..."
A l'époque, horrifié par son départ, et impressionné par sa prestance, je n'y avait guère porté d'attentions, mais je sens aujourd'hui que son importance est capitale...

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12 octobre 2007

Un samedi d'été... n°5

Perdu dans mes pensées, je L'ai presque oublié... Il est toujours là, et je me vilipede. Il n'est pas correct de ma part de me laisser aller, au point de m'apitoyer sur mon sort, alors que le sien est trés certainement bien pire. Je m'en veut d'autant plus que je constate que ses tremblements ont encore gagné en intensité. A un tel point que je me demande comment il parvient à conserver son équilibre, juste avant de capter un éclair de couleur... Qui m'ouvre enfin les yeux, et remet alors chaque chose à sa place dans mon esprit. Je comprend en une fraction de seconde la scène qui se joue devant moi depuis le début : ce pauvre être est attaqué par une étrange créature, extrèmement mobile, qui semble presque insaisissable... J'ai beau fouiller tous les recoins de ma mémoire, je ne parviens pas à l'identifier. En l'observant plus attentivement, je ne remarque qu'une seule chose vraiment significative, et d'une importance certaine : ce nouvel arrivant est d'une couleur qui m'attire, et que je trouve magnifique, un rouge d'une intensité trés particulière, et porteur d'unemultitude de reflets éclatants... Mais je sais au fond de moi que cette couleur magnifique doit effrayer mon vis à vis bien plus que l'attaque elle même... Et mon malaise persiste, tandis que l'avertissement maternel luit dans ma tête, comme marqué au fer...

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13 octobre 2007

Annonce

   Cette reprise de l'écriture, grâce à Rémi, et à l'affichette du concours, m'a emplit la tête de projets, littéraires ou non...
Tout d'abord une reprise de l'écriture instinctive quotidienne, que j'ai commencé avec la publication, portion par portion de "Un samedi d'été", d'aprés mon brouillon papier, que je modifie à l'instinct au moment de le retaper. Je compe poursuivre ce principe, avec la mise en place d'un "feuilleton", écrit au jour le jour, petit à petit, sans rien de bien défini au départ, afin de voir où celà pourra me mener...! Peut-être co-écrit, ce qui serait super interessant, chacun ayant son idée de l'histoire, et écrivant un épisode chacun son tour, sans concertation... Idée à creuser !
    Le second projet serait le remaniement de "Un samedi d'été" en un texte beaucoup plus important, plus développé, complexe et important, et qui me permetterai d'exploiter à fond toutes les historiettes que je trouve dedans...
    Peut-être aussi la reprise d'une écriture kilométrique permettant au trop-plein de s'évacuer, comme les quelques textes que j'ai déjà écrits... Souvent sombres, ils sont un exutoire à tout ce que je ressent et ne peut, ou ne veut pas exprimer verbalement...
    Enfin je veux avancer sur le plan musical, arriver à maquetter les airs que je pense, et enregistrer ce que je "compose", pour pouvoir travailler dessus plus facilement, ainsi que sur le plan vidéo, que ce soit en animation, ou en court métrage.
    A ce sujet : Rémi je t'attend !

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Danse dans la nuit

 

Morbide cadabre
Danseur macabre


Les noces sont consommées
Son temps s'est arrêté
Âme prise dans le passé
Isolée enfermée dans ses pensées

Morbide cadavre
Danseur macabre


Répète ses pas à l'infini
Veste élimée sur chair pourrie
Sa belle promise l'a trahi
Mais aujourd'hui rien n'est fini

Morbide cadavre
Danseur macabre


Atteint maintenant la perfection
Dans son déplacement tout en rond
Sa faute ne fut pas dans sa danse
Mais en celle qui eu sa confiance

Morbide cadavre
Danseur macabre


Qui jamais ne peut s'arrêter
La douleur des ailes brisées
L'abandon de sa dulcinée
En tous temps lui est rappelé


Morbide cadavre
Danseur macabre

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hommage

 Dans un rayon de soleil
Il disparait, laissant l'ombre de sa lumière sur les visages qui l'entouraient...
Joyau virevoltant, éclat de joie et de bonheur, inspirant amour, paix, repos, il est libre, insaisissable...
Pourtant son contact,
Fébrile mais apaisé,
Si léger qu'il en est irréel,
Si fort de sa douceur,
Est source de vie, éphémère comme le vent qui le porte...
Omniprésent dans son absence, il emporte toute idée noire, les pensées se posent,
Linceul de pétales
Un aprés-midi d'été
Pour un papillon
...fatigué...

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Existences

Mes sourires n'étaient que pour cacher mes larmes, mes rires pour masquer ma peine...
Mais la faucheuse repousserait-elle mes avances?
L'Acheron serait-il gelé ces temps-ci?
Surpopulation du Pandémonium...
Une nouvelle drogue est apparue...Elle porte un nom étrange, si souvent utilisé, si souvent incompris...
Un fix, une giclée vous détache, envolée vers les ténèbres lumineuses de la pensée...
Vous les cons, vous les fous, les bizarres et les différents...Connaissez vous celà ?
La libération de l'autre...
VOUS N'EXISTEZ PAS ! ! !
Avec vos moules, vos seringues et vos masques, chirurgiens de l'âme et sculpteurs de mode...
Vous n'êtes plus rien, plus suffisament, plus assez...Vous ne m'atteignez plus, vous ne nous atteindrez plus...
Vous dont la présence fait haïr, dont le souvenir fait souffrir...Vous qui manipuliez, modeliez, utilisiez...
Vous dont le détachement est si libérateur...
C'est sûr, vous n'existez plus...

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Espoir

Les lames se sont brisées, les cris se sont tus...
La peur semble s'éloigner, le lourd drap se déchire...
Un rayon de soleil perce, une graine qui germe...Tache de couleur sur un fond noir et blanc...
L'oeuil attiré, émerveillé, imagine...
C'est une plante grimpante, ramifiée, fleurie...Le rayon de soleil timide, fragile, éclaire la tête verte...Eclosent alors une multitude de taches rouges, jaunes, bleues...Chaque fleur luisante de vie reflétera le rayon de soleil qui, atteignant un autre bourgeaon, donnera à son tour naissance a ces joyaux, qui partageront eux aussi ce rayon, encore, et encore, et encore...La lumière, la beauté, la couleur, toutes combattent la sombre atmosphère, percent le linceul d'une multitude de taches d'espoir...Chaque aiguille de lumière accroche une marque de joie la renvoyant à d'autres, et d'autres encore...
Tout deviendra-t-il lumineux ?
L'oeuil, émerveillé, l'espére...
Il contemple la graine...

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Un samedi d'été... n°6

    C'est pourquoi j'hésite, à présent, quand à la meilleure conduite à adopter. Ce choix me renvoie à ce dilemme, qui me suit et m'obsède depuis de trop nombreuses années... Deux alternatives, radicalement opposées, s'offrent à moi, et chacune correspond à un style de vie, une philosophie d'acceptation du présent. Dois-je me porter à Son secours et mettre ma force et ma puissance pour, à coup sûr, le sauver? Ce serait apparament une action de pur altruisme, mais... Je sais pertinament que derrière ce choix, apparament logique et naturel, se cache une tentative de revanche, contre une vie ingrate, cruelle, et qui ne m'as jamais permis de sauver ceux que j'aimais... Me porter à son secours ne serait qu'une tentative de faire oublier que je ne l'ai pas fait pour ma mère... Mais je ne voudrai pas le sauver Lui parce que je ne l'ai pas sauvée elle. Celà reviendrai à accorder à cette créature la même importance qu'a celle qui m'a élevé : surtout pas !
    Mais que faire alors ? Rien. Rester là, et contempler la chute inéluctable de mon vis à vis, chute encore précipitée par sa terreur. Je me composerai un masque froit, impassible, figé, qui ne laisse rien transparaitre de mes émotions. Je poursuivrai ainsi ce cycle infini, je reproduirai le schéma morbide de ma vie : je contemple la mort d'autrui. Mais ça impliquerai de revoir, dans ses yeux à Lui, ce regard...
    Le regard de ma mère, empreint de pitié, de honte, et d'espoir... Un regard qui m'a transpercé, et qui me hante toujours, tant d'années aprés...

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16 octobre 2007

Un samedi d'été... n°7

    Je me fige, et me force à stopper ma reflexion. Le temps est venu de passer à l'action. Ma mère, mes obligations, mes remords, mes regrets, tout celà n'a rien à voir avec l'instant présent, j'aurais tout le temps d'y repenser plus tard ! Je reporte mon regard sur lui, en pleine bataille. Et, sans plus aucune hésitation, je focalise mon esprit sur le point rouge que j'aperçoit, et fonds sur cette étrange créature mouvante... J'étais indécis encore une seconde auparavant, mias tout c'est précipité lorsque je me suis aperçu que La Chose, comme je la nommais en mon fort interieur, lui avait déjà dévoré tout le bras. Mon intervention m'est alors apparue comme indispensable, afin de pouvoir, sinon sauver la vie de la frêle créature qui m'intriguait tant, au moins venger sa mort possible, au nom de ses congénères impuissants, car absents...
    Ma prise de vitesse est à son apogée. Je bande tous mes muscles, je concentre toute ma puissance sur mon dernier appui avant le choc. Je me propulse aussi fort que possible au contact de mon tout nouvel adversaire, quand soudain...

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17 octobre 2007

Un samedi d'été... n°8

Ma vue se brouille, en un instant, comme si un voile rouge couvrait d'un coup mon visage, avant de disparaitre, tout aussi promptement... Et lorsque mon regard parviens à se fixer, droit devant moi, je me rends compte que ma cible a disparu ! A ce moment même, je ressent une douleur vive et fulgurante dans le haut du dos... Je fais un demi tour en urgence, et, me retrouvant face à La Chose, complétement déséquilibré, je comprend.
    C'est elle qui est responsable de tout cela, ma cécité rougeoyante d'un instant due à son passage au dessus de moi, filtrant les rayons de soleil en un écran vermeille. La douleur qui remonte maintenant jusqu'à mes cervicales serait donc le fait de sa morsure. Ma colère enfle encore, s'accumulant en moi, prête à se déverser sur cet être minable et làche... Tout ce qu'il m'a montré jusqu'à présent, c'est qu'il sait tenir tête aux créatures faibles et sans défenses, qu'il sait fuir face au danger, et qu'il en profite pour attaquer dnas le dos de ses ennemis... Je suis persuadé qu'il s'est accoché au bras de mon premier vis-à-vis par surprise, et qu'il n'a pas laché prise se voyant déouvert, de peur d'essuyer un cuisant échec...

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23 octobre 2007

Un samedi d'été... n°9

    Cependant cette prise de conscience, tant de mon adversaire que de sa technique, ne réfrène pas ma haine. Bien au contraire, je me met en tête de le vaincre à la loyale, afin de lui montrer vraiment ce qu'est la puissance à l'état pur... Je reconduis donc mon attaque, frontalement, encore, et encore. La Chose, imperturbable, esquive et attaque de la même manière, toujours cette même parade.
    Notre ballet se poursuit, tel une danse aux pas multiples et rapides, trés complexes, toute la grace résidant dans son petit saut, et mes volte faces réguliers... Je ne parviens pas à lui infliger de dégâts significatifs, et le constat de ma possible impuissance devant sa technique de couard fait monter encore d'un degré ma rage, ce dont je ne me savais pas capable ! Je ne ressent ni fatigue, ni douleur, l'adrénaline pure qui circule dans mes veines stoppe tous les signaux nerveux qui ne me font pas aller de l'avant dans cette bataille. Mes muscles semblent mécanisés, sans failles, et je suis persuadé de pouvoir tenir à ce rythme des heures, voire des jours... Hélas, tout à ma fureur, aveuglé par ma rage de vaincre, j'en oublie l'essentiel, la base de tout combat : l'observation. Mes sens de stratèges, qui ont fait ma gloire dans le passé, sont éclipsés, et ma reflexion est concentrée uniquement en deux points : trouver mon adversaire, puis le frapper.

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Préface

    L'idée de base de ce feuilleton est simple : là tout de suite j'ai un bout de début d'histoire en tête. Mais rien de bien défini. Je cherche une écriture instinctive, a partir d'un noyau défini, et si possible en collaboration avec celui qui m'accompagnait le jour où ce début d'idée m'est venue. Je ne sais pas combien de temps passera entre chaque épisode, ni même si je serai accompagné dans cet essai, mais mon but est de faire quelque chose de régulier, et improvisé !
    A bientôt dans cette rubrique j'espère !

PS : pour ce récit, mon interêt est plutôt de créer une histoire amusante et sans fin, donc si la lecture d'un épisode vous inspire, ou vous donne une idée, ou bien si vous souhaitez voir apparaitre dans le récit un personnage, un lieu, une action précise...Sans scénario prédéfini...Tout est possible, soyez acteurs !
Merci !

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24 octobre 2007

Un samedi d'été... n°10

    Mais à cause de celà, la complicité qui s'est installée entre La Chose et sa prétendue victime m'échappe... Cet être fragile, qui me semblait en danger, qui singeait tous les signes d'effroi possibles, n'est en réalité pas du tout ce qu'Il semblait être... Depuis le début de notre confrontation, Il mène la danse et guide La Chose, lui indiquant où aller pour m'attirer, comment m'esquiver, Il la protège de Son corps afin que je la perde de vue, et, plus que tout, Il lui montre où me frapper, quels sont mes points vitaux, mes faiblesses... Restant hors du combat direct, et des coups, Il analyse mes déplacements et mes attaques, afin de parer au plus serré, et surtout au plus efficace. Mais je ne vois rien de tout ce qui se trame. En tout cas pas assez tôt pour pouvoir agir contre. Ce n'est que lorsque la fatigue me submerge, me forçant a m'arréter, que je prend le temps de lever les yeux. Mon regard se pose sur le couple formé par ces deux créatures trompeuses, que j'ai eu l'audace, et le malheur, de sous-estimer, et je réalise enfin tout ce qui s'est réelement passé pendant toute cette bataille... Qui n'était pas celle que je croyais, en fin de compte...

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25 octobre 2007

Un samedi d'été... n°11

    C'est le moment qu'Il choisit pour s'approcher... Cette démarche, ce mode de déplacement ne m'est pas inconnu, il m'est même presque familier, bien que je n'ai jamais daigné m'intéresser vraiment à cette espèce. Je sais pourtant le nom qu'on lui donne...

    Je réalise à ce moment que l'homme, car c'en est un, m'a berné, du début à la fin. Il m'a leurré avec La Chose, sa créature rouge, qui, loin de l'attaquer, lui montrait en fait son affection... Il s'est servi de mon instinct de défenseur pour se moquer de moi, et me blesser, tant physiquement que moralement. Je sens au fond de moi qu'il fait plus honte à son espèce qu'à la mienne, mais je m'en veux. Le regardant approcher lentement, avec un étrange objet à la main, gris et effilé, je me dis qu'il n'est pas tolérable que moi, un taureau dans la force de l'âge, maitre de ces terres qui nous entourent, soit vaincu par un être aussi insipide, usant d'une ruse aussi vile que la sienne. Et pourtant...
    Les derniers mots de ma mére me reviennent enfin, par delà le temps, clairs comme au remier jour, tandis que la lame de l'homme s'enfonce au plus profond de moi, à la base de mes cervicales, et que je m'écroule à ses pieds :
"La traitrise des hommes est sans limites, et leurs craintes sont leurs armes...Méfie toi du rouge..."

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...

Eh bien voilà, cette petite nouvelle est enfin publiée dans son intégralité...
Je ne me rends pas vraiment compte de ce que ça donne en "produit fini", étant donné que je la connais...Come si je l'avais faite...Je ne sais donc pas si elle est longue ou pas, si tout s'enchaine bien, vu que je connais tout des personnages, j'ai peut-être omis certaines choses qui me semblaient évidentes...
Je compte sur vous pour me dire ce que vous en pensez, critiquez, commentez, parlez à loisir !
Toute suggestion est bienvenue...
Merci !

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